Zelo : Bilan après 2200km sur le dos
Voici maintenant un peu plus de deux mois que le Zelo roule sur ses trois roues et qu’il ravit par la même occasion nombre de pilotes qui se sont placés à son bord et en premier lieu son constructeur
Mais, je tiens avant tout à remercier les visiteurs de ce blog pour leur différents commentaires. A mon tour de vous renvoyer la balle en vous présentant un petit bilan après environ 2 200 km sur les routes et chemins de France.
Un cadre qui tient le route
L’idée originale de faire le cadre en bois a apporté à ses débuts beaucoup de rires et moqueries. Mais à mon sens, ce projet est une nouvelle preuve que ce matériau n’est pas à écarter pour ce type de construction.
En effet, après une utilisation intensive sur route / chemin / pavés pendant 4 semaines avec un chargement d’environ 15-20kg, ce dernier à su montrer des caractéristiques intéressantes : filtrage des petites vibrations vers pilote et léger amortissement des chocs importants (nids de poule vu au dernier moment).
Pour ce qui est de la résistance du matériau lui même face aux épreuves du temps, je pense que le temps est un peu court pour tirer des conclusions, mais à ce jour, il a su résister à : la pluie, les rosée du matin, le soleil brulant, les chocs de cailloux, sans dégradation particulièrement visible. Le vernis utilisé semble donc tenir ses promesses.
De même pour les points de jonction entre les pivots et le cadre bois, cette configuration des éléments semble avoir su résister aux forces latérales exercées sur les roues avants en virage / freinage sans broncher.
Le seul point qui pour l’instant se révèle un peu faible sur le cadre sont les pattes de fixation arrières au niveau de l’accroche du moyeu. Les contraintes exercer par la chaine semble à ce niveau être trop importantes. Ainsi, si c’était à refaire, je pense qu’il faudrait remplacer le collage bois / alu par une unique couche alu de 5 ou 6 mm d’épais entre deux couches bois pour l’esthétique.
Un siège confortable
L’idée de base de mouler le siège à mon dos était de pouvoir éviter le besoin de mousse très épaisse pour assurer un confort minimal. Je pense après cette expérience que l’idée n’était pas folle. Le siège ainsi moulé reste parfaitement confortable avec seulement un mousse de 1cm.
Seule la partie supérieure du siège (épaules et tête) demandera avec l’usage une souplesse plus importante. C’est ainsi qu’est né le Zelocoussin :
Tout ne tient pas le choc…
Malgré tout le soin pris à manier l’engin, je pense qu’il est inévitable d’avoir des pièces qui cassent ou s’usent après une telle utilisation. Les raisons peuvent être diverses, mais révèlent le plus souvent un problème ce conception.
La roulette de chaine
La roulette de chaine permet le passage de la chaine sous le siège. Après de nombreuses interrogations infructueuses lors de la conception du quoi comment intégrer cette partie au cadre et des commandes de pièces qui ne sont jamais arrivées, la solution finale s’est un peu faite dans l’urgence (Le premier départ approchant à grand pas).
Mon choix s’est donc porté dans un premier temps sur une roulette de dérailleur à roulement 10 dents en alu creusé. Mais comme l’indique la photo suivante, cette dernière n’a tenu que 1 000km … avant de perdre ses dents :
Remplacé depuis par un roulette pleine 11 dents, le bruit est diminué, mais un léger non-alignement de la ligne de chaine entraine tout de même une usure de cette dernière qui a en plus les dents qui se creusent.
Les gardes boue avant
Complètement issus d’un produit commercialisé par Performer, ces gardes boues n’ont clairement pas la résistance suffisante. Après quelques centaines de kilomètres seulement, une des fixations a cassée sous l’effet des vibrations sur chemin en graviers :
Les pièces qui s’usent
L’usure est normale sur toute pièce mécanique, mais deux d’entre elles me semble avoir une usure un peu trop rapide :
- Les pneus avant : cette usure est clairement le résultat d’un défaut de compensation d’Ackerman qui induit un frottement latérale en virage. Ce détail est malheureusement connu depuis la conception, puisque les pivots que j’ai obtenu sur un trike Performer ne prennent pas en compte ce principe. Par ailleurs, les pneus actuellement montés sont de très mauvaise qualité.
- Les plaquettes de frein (Avid BBS5) : Il semble que ce modèle d’étrier ne soit pas bien adapté à mon utilisation. Les plaquettes s’usent trop rapidement et m’obligent à réajuster les réglages régulièrement.
Le plaisir de rouler
Bien entendu, cette construction révèle de nombreux problèmes et défauts, mais d’une manière générale, le plaisir de rouler avec efface tous ces petits désagréments.
Alors, bonne route à tous















16 septembre 2009 at 3:45
Wonderful concept !!!
I look forward to your publication of a complete set of plans, or perhaps a kit. I will be in line to purchase one.
18 septembre 2009 at 21:05
Tout d’abord félicitations pour ton Zélo, magnifique sous tous ces angles. L’idée d’utiliser du bois lamellé collé est très originale. Je suis moi-même très intéressé par l’auto construction d’un tel véhicule. Envisagerais-tu de partager tes fichiers de modélisations ? Utilises-tu ‘Solide Works’ ?
Encore bravo pour ce travail.
Irwann
20 septembre 2009 at 19:03
Waouh ! c’est génial,
une petite vidéo peut-être ?
Tous mes encouragements pour la mise au point.
21 septembre 2009 at 15:23
@Flo
Merci, mais je n’ai pas de vidéo à proposer pour le moment ;(
21 septembre 2009 at 15:25
@Irwann
J’ai en effet utilisé en grande partie Solidworks, mais je suis encore en réflexion sur la meilleure solution pour diffuser les plan de façon plus ouverte.
28 septembre 2009 at 23:04
Felicitations, le trike en bois,
vraiment c’est une super idée !!!
Il n’y a que des autogeeks pour en rire !
J’adore la souplesse de conception offerte par le lamellé collé.
Mais pourriez vous nous donner une indication sur le poids total du trike ?
Cordialement
29 septembre 2009 at 18:52
@Juju
Merci, pour la question du poids, avec les équipements, il doit faire dans les 23kg. Je pense clairement qu’il y a moyen de gagner sur la cadre en prenant du frêne à la place du hêtre et en grattant un peu sur certaines largeurs.
30 septembre 2009 at 21:39
Un trike en bois c’est super beau.
Les problèmes mécaniques que vous avez sont rencontrés aussi sur des tricycles du commerce. En ce qui me concerne j’ai un Kmx Kart que je transforme en fitnesscar et j’ai les même problèmes d’usure avec la roulette sous le siège et avec les freins. J’en suis également à 2000 km parcourus et j’en suis à mon deuxième train de pneus.